Skip to main content
Accueil \ Node \ Obstacles au commerce, à l’industrie et à l’investissement dans l’AES : la CCI-BF préside la session spéciale de Bamako

Obstacles au commerce, à l’industrie et à l’investissement dans l’AES : la CCI-BF préside la session spéciale de Bamako

 

(Bamako, 27 septembre 2026). En prélude à la 5ᵉ Rencontre des ministres chargés de l'Industrie, du Commerce et du secteur privé de la Confédération des États du Sahel (AES), une session spéciale s'est tenue à Bamako sur les obstacles au commerce, à l'entrepreneuriat, à l'industrialisation et à l'investissement endogène dans l'espace confédéral.

 

Portée par le Burkina Faso dans le cadre de sa présidence de la Confédération, cette initiative s'inscrit dans la feuille de route de l'An II de l'AES. Les travaux ont été présidés par le Camarade Seydou TOU, Directeur Général de la CCI-BF.

Les échanges ont dressé des constats sans détour :

Commerce : les échanges intra-AES ne représentent que 17 % du commerce global des trois pays au sein de l'espace UEMOA, freinés par les barrières non tarifaires, la non-reconnaissance des documents commerciaux et le mauvais état des routes.

Industrie : le tissu industriel confédéral reste embryonnaire, peu diversifié et concentré sur l'agroalimentaire.

Entrepreneuriat : le taux de survie des jeunes entreprises dépasse à peine 5 % après trois ans, faute de culture entrepreneuriale, de financement accessible et de structures d'encadrement adaptées.

 

Face à ces réalités, le dialogue engagé à Bamako vise à produire un document-cadre. Véritable feuille de route, il devra guider la transformation structurelle de l'économie confédérale et favoriser l'émergence d'un secteur privé fort, compétitif et créateur d'emplois pour les femmes et les jeunes de l'espace AES.

 

Les conclusions de cette session seront soumises à l'examen des ministres chargés de l'Industrie et du Commerce des trois pays membres, réunis à Bamako.

 

En présidant ces travaux, la CCI-BF réaffirme son engagement résolu en faveur de l'intégration économique et de la souveraineté du secteur privé au sein de la Confédération des États du Sahel.